Comprendre le jeu de rôle - Chapitre 2, Structurer un personnage

Continuez notre guide des jeux de rôle pour débutants et curieux : aujourd'hui nous allons comprendre comment structurer un personnage

Avez-vous lu le chapitre précédent de notre guide? Le jeu de rôle, sur table ou réel, est une activité ludique intéressante qui implique un groupe de personnes, stimule la perspicacité et l'imagination. Ce deuxième chapitre commence par poser les bases de votre personnage, pour lequel vous avez besoin de beaucoup d'imagination.

Il existe de nombreux jeux de rôle : je vais utiliser Donjons et Dragons comme exemple ici, mais vous pouvez transposer le raisonnement sur tous les autres en ne changeant que quelques termes.



Structurer un personnage par race et par classe

Race répond à la question qu'est-ce que le caractère ?; la classe répond à la question que fait le personnage ?. Simple, n'est-ce pas ?

Les RPG plongent généralement le joueur dans un monde fantastique, avec des caractéristiques différentes de la vraie. On pense à Vampires, dont les aventures peuvent aussi être plongées dans l'Espagne du XXIe siècle, mais les personnages seront des vampires, des créatures aux pouvoirs surnaturels, tout à imaginer. Bien sûr, nous ne sommes pas capables de dominer l'esprit des gens : ou le sommes-nous ?

Parlons des courses

D&D explore à la place un monde fantastique classique - ou assez classique selon l'aventure -, donc les personnages auront des races de ce monde: elfes, nains, gnomes... et oui, les humains aussi ! Or, structurer un personnage humain est plus facile car il suffit de raisonner comme on raisonne. Alors qu'un elfe, eh bien, considère qu'il atteint la maturité vers 110 ans... Comment un humain de 110 ans raisonnerait-il plutôt ? Les elfes ont une mentalité différente de la nôtre, ils s'amusent, ils considèrent les humains comme vulgaires, les nains grossiers... Bref, si on veut créer un personnage elfe il faut garder à l'esprit, par exemple, qu'il ne rentrerait jamais dans un combat, une activité plus proche de la mentalité demi-orque.



Parlons des cours

En ce qui concerne le classe, c'est simplement une question de "profession" du personnage. Et attention, ce « métier » doit être cohérent avec sa race mais aussi avec sa mentalité. N'importe quel appariement race-classe est possible, mais certains s'affrontent facilement : je peux penser à un halfelin barbare (un halfelin est l'équivalent d'un hobbit), ou à un moine gnome (combattant au corps à corps) ; les clercs sont répandus dans toutes les races parce que la religion est centrale dans D&D ; à peine un demi-ogre stupide peut poursuivre une carrière de magicien, ce qui nécessite une intelligence supérieure.

Dans la structuration d'un personnage, on tient compte du nôtre expérience de jeu: un personnage facile à construire pour les débutants est le guerrier humain, ou barbare, car il est facile à gérer mentalement et avec moins de règles à suivre qu'un lanceur de sorts. 

A noter : aucun jeu de rôle ne vous empêche d'incarner un personnage du sexe opposé au nôtre.

Comprendre le jeu de rôle - Chapitre 2, Structurer un personnage

Structurer un personnage par l'alignement

Certains RPG exigent que le personnage ait une mentalité de base, qui peut dériver du clan - comme dans Vampir - ou d'une décision prise à table - avec quelques lignes directrices basées sur la race ou la classe -.

Donjons et Dragons exige explicitement que le personnage ait un alignement, c'est-à-dire comment il se comportera envers la société ou envers les autres :

  • Juridique, s'il se comporte de manière honorable, loyale, positive envers la loi ;
  • Neutre s'il sera indifférent à la loi, peut-être « là où souffle le vent » ;
  • Chaotique s'il est imprudent, irresponsable, irrévérencieux.

Ces trois possibilités se combinent avec trois autres, qui indiquent comment le personnage se comportera socialement : Buono, Neutre o Mal. D&D prévoit donc neuf alignements possibles qui ne sont pas aussi rigides que vous le pensez : bien sûr, un personnage Lawful Evil ressentira à peine de la compassion, mais il pourrait respecter la volonté du chef de clan et sauver un compagnon mourant, ou autrement avoir quelqu'un qui lui est cher.



Structurer un personnage par l'alignement semble facile, mais ce n'est pas le cas. Les débutants pourraient réfléchir à leur alignement (à l'intention de la personne) et le transporter sur le personnage : je me considère personnellement comme Chaotic Good, donc gérer les personnages avec cet alignement est facile pour moi, moins les avocats ou les méchants. Plus complexe pourrait être de jouer quelqu'un avec un état d'esprit totalement opposé à notre modus vivendi, en tant que nécromanciens noirs ou tueurs de sang-froid.


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Maintenir la cohérence

Il faut veiller à bien interpréter son personnage, suivant ainsi l'alignement, la personnalité, la race choisis, mais aussi ses envies : un personnage gourmand ignorera difficilement la possibilité d'obtenir le butin d'une aventure, même si elle est dangereuse ; si notre race prévoit des inimitiés avec une autre race, eh bien, il faut le faire, malgré Legolas et Gimli dans l'une des scènes les plus célèbres du Retour du Roi.


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Enfin…

Le jeu de rôle aide-t-il dans les relations interpersonnelles ? Découvrez ici.

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